Les œuvres cinématographiques de pointe noire

Le Moké Film Festival est le premier festival de courts-métrages organisé au Congo. Cette appellation vient de la langue officielle du Congo et signifie « petit ». Durant près d’une semaine, pas moins d’une trentaine de films défileront sur le grand écran au Royal Cinéma Mpita, un quartier périphérique. L’objectif affiché, est d’établir un échange interculturel entre les réalisateurs locaux et étrangers.

En tout cas c’est ce qu’a affirmé le directeur général du festival Wilfrid Massaba. Selon lui, le festival doit refléter une diversité naturelle comme l’illustre si bien la ville elle-même. Ce sujet du cinéma permet notamment de mettre en relief, quelques cultures peu médiatisés mais qui néanmoins revêtent une importance capitale et possèdent une richesse culturel indéniable.

Après la période des différentes projections et visionnages, des thématiques et débats seront organisés dans les sept jours suivants, avec pour but de comprendre et d’analyser l’évolution et la place du cinéma en Afrique. Pour cela, tous les films retenus sont de courts-métrages de 5 minutes. Pour le directeur du festival, ce festival est destiné à mettre en avant la production cinématographique locale et pour réaliser cet objectif, il était opportun de débuter avec des courts-métrages qui sont moins coûteux à réaliser. Comme récompense, cinq prix seront décernés aux meilleures réalisations. Ces pris comprennent un cachet financier afin d’assister les réalisateurs débutants dans l’ensemble de leur carrière.

Ce festival montre que l’industrie cinématographique de l’Afrique se porte à merveille et qu’il serait judicieux d’investir dans ce domaine aussi bien localement qu’à l’étranger.

D’autre, il souligne que la réalisation d’un film n’est pas donnée en termes de coûts. Par contre, la réalisation d’un court métrage est plus facile.