Nicolas Sarkoy fait ses propositions et se défend sur l’affaire Bygmalion

Lors de l’émission politique, Nicolas Sarkozy a été accroché par rapport à l’affaire Bigmalion dans laquelle, il est accusé d’avoir maquillé les comptes de sa campagne.

Reçu par David Pujadas, Lea Salamé, sur France 2 Nicolas Sarkozy a été questionné sur les accusations qui reposent sur lui dans le scandale Bygmalion.

Une fausse proposition sur les fichés S

« Je veux que l’ensemble des personnes fichiers S passent par un contrôle sur dossier et que les nombreuses personnes qui affichent un caractère dangereux à cause des personnes qu’ils fréquentent, parce qu’ils visitent les sites djihadistes, et qui sont passés en phase de radicalisation. Qu’ils soient tous mis en examen par mesure de précaution  et placés dans un centre spécialisé ».

Le fait de placer dans un centre spécialisé des personnes fichées S avait déjà été proposé maintes fois par des représentants de droite, mais celle-ci avait été invalidée par le Conseil d’État en décembre 2015. En fait, la fiche S est un outil qui permet de suivre les personnes. Celui-ci est utilisé par les services de renseignement.

Le fait de consulter les sites djihadistes comme l’a indiqué l’ancien président, expose l’individu à une peine de prison de deux ans suivi d’une amende de 30 000 euros. Sauf que cette procédure n’est pas l même que la rétention administrative sur la base du principe de précaution comme l’indique le candidat.

« Si nous possédons un parquet qui se charge de la gestion des problèmes financiers, nous pouvons aussi créer un parquet pour les affaires terroristes. »

En clair, un espace antiterroriste a été créé dans le tribunal de grande instance de paris. Celui-ci dispose d’un département spécialisé du parquet, appelé la section C1, un espace de juges d’instructions spécialisées situé dans la galerie Saint-Eloi au Palais de justice.

Incompréhension autour de l’affaire Bygmalion

Pour l’ancien chef de l’État, on peut facilement vérifier la vérité. Mais le procédé qu’il propose n’est pas le bon. Celui-ci a été convoqué pour avoir financé illégalement sa campagne électorale. Ce qui lui est reproché c’est qu’il a reçu de l’argent au point de violer le code électoral et il a même dépassé le seuil indiqué dans les dépenses électorales ».